Vent d'Yonne • Association à but non lucratif, loi 1901

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L'ENERGIE EOLIENNE

Sommaire :

Introduction
Le piège éolien
> Le nucléaire des années 1970
> La manipulation du piège éolien
> Les associations écologistes anti-nucléaires
> La propagande du lobby éolien
> L'implication de l'ONU
> Le protocole de Kyoto conforte le piège éolien
> Les mauvais arguments du réchauffement climatique et du CO2 par le GIEC
> La manipulation financière du piège éolien en Europe
> Quand le développement durable devient une marchandise
> Le défaut principal de l'intermittence de l'éolien (et du solaire)
> L'éolien participatif et citoyen
> Les inconvénients de l'éolien à l'échelle de l'Europe
> L'urgence d'un moratoire sur l'implantation d'éoliennes industrielles
> Conclusion

Filière éolienne
> La situation française de l'énergie éolienne
> Et toujours l'intermittence (suite)
> Les bénéfices et les nuisances de l'éolien
> Pourquoi se construit-il tant d'éoliennes ?
> Participent-elles à la diminution du CO2 ?
> Combien coûte l'électricité produite par les éoliennes ?
> A qui profite l'argent des éoliennes ?
> Comment se monte un projet ?
> Les éoliennes détruisent-elles le paysage ?
> Sont-elles bruyantes et dangereuses ?

Filière nucléaire :
> Retraitement de l'uranium 235
> Peut-on remplacer la filière nucléaire en France par les éoliennes ?
> Comment assurer l'énergie électrique dans un proche avenir ?
> Les ressources en combustible nucléaire
> Comment en est-on arrivé au nucléaire actuel à combustible uranium ?
> Conclusion

Introduction :

Décennie 40 : Le concept basé sur le combustible uranium 235 a été imposé dans la précipitation par le lobby militaro-industriel étasunien à cause de la nécessité de produire du plutonium à usage militaire (bombes atomiques).

Décennie 50 : Le principe du réacteur à eau sous pression à combustible uranium est adopté pour un usage toujours militaire (sous-marin à propulsion nucléaire).

Décennie 60 : La production électrique par des centrales nucléaires à usage civil s’est développée dans le monde à partir des U.S.A.

Décennie 70 : Cet essor important du nucléaire était préjudiciable aux pétroliers anglo-saxons, qui ont lancé des campagnes anti-nucléaires, favorisant ainsi un lobbying efficace à travers le monde.

Décennie 80 : Ce lobby anti-nucléaire a contraint le principe des énergies renouvelables.

Décennie 90 : Développement de l’éolien industriel en tant que ENR la plus mature.

En résumé, la guerre froide a imposée le nucléaire à combustible uranium (avec les inconvénients connus à ce jour, nuages radioactifs et déchets), mais pour contrer son développement, les pétroliers ont su imposer le critère du CO2 et soumis le monde aux E.N.R., donc aux éoliennes. C.Q.F.D.

Tout ceci est un raccourci de l’histoire du monde… voici toute l’histoire… édifiant.

Le piège éolien :

« La vérité est la première victime d’une guerre » (Kipling), alors…procédons à une autopsie.

Le nucléaire des années 1970

Depuis le début des années 1970, la technologie nucléaire s'était imposée comme la façon la plus sûre et la plus économique d'assurer l'indépendance nationale de la production électrique. À ce moment, le nombre de projets de centrales nucléaires était très élevé. C'était la technologie la plus sûre pour l'environnement, n'étant pas polluante comme le charbon et ne provoquant pas de réchauffement climatique, un danger déjà bien identifié. La CEE avait déjà lancé un programme ambitieux de réalisation de centrales nucléaires et des projets de construction de centrales étaient engagés avec beaucoup de pays dans le monde. Mais, seule la France va réaliser un programme tout nucléaire ambitieux.

En 1970, la Grande-Bretagne et les États-Unis contrôlaient fermement les approvisionnements mondiaux en pétrole. La technologie nucléaire mondiale et surtout la mise en œuvre des programmes de développement de réacteurs surgénérateurs, menaçaient clairement les pétroliers par le développement d'une filière de production d'énergie illimitée. La propagande contre le nucléaire s'est développée dans les cercles anglo-saxons dès cette époque.

De plus, les pétroliers, qui trouvaient autant de gaz naturel que de pétrole dans leurs puits, recherchaient à valoriser ce sous-produit par une production électrique, alors en forte expansion. Les Canadiens devaient exporter vers les États-Unis et les Russes vers l'Europe par gazoducs.

En résumé, dans ces années-là, les pétroliers et banquiers anglo-saxons voyaient d'un mauvais œil le développement de l'énergie nucléaire, devenu concurrent direct de leurs marchés hégémoniques du pétrole et du gaz naturel pour la production électrique.

La manipulation du piège éolien

L'histoire commence en 1974 avec la première crise du pétrole. Cette année-là avait vu les compagnies pétrolières anglo-saxonnes engrangées des bénéfices colossaux avec l'augmentation importante du prix du baril de pétrole par l'OPEP de plus de 400%, après la guerre entre Egypte/Syrie et Israël et suite à l'embargo sur les livraisons de pétrole par les pays arabes membres de l'OPEP contre les pays qui soutiennent Israël, dont bien sûr les USA; cette situation va entrainer tous les pays du monde dans une crise sans précédent, du fait de ce surenchérissement

L'un des grands soucis des pétroliers américains face à cette augmentation du prix du pétrole était d'éviter que cela n'accélère une tendance mondiale déjà marquée vers le développement d'une filière énergétique alternative beaucoup plus efficace et à terme bien moins onéreuse que le pétrole : la filière d'électricité nucléaire. En fait, les industries nucléaires d'Europe en rapide croissance depuis l'augmentation irrationnelle du pétrole, étaient devenues des rivales compétentes face à la domination américaine du marché de l'énergie.
En fait, les industries nucléaires d'Europe en rapide croissance depuis l'augmentation irrationnelle du pétrole, étaient devenues des rivales compétentes face à la domination américaine du marché de l'énergie.

La Fondation Ford, la plus importante fondation étasunienne, publia cette année-là un rapport intitulé « Un Moment pour Choisir: le futur énergétique de l'Amérique ». Ce rapport concluait que le nucléaire était le principal concurrent de l'hégémonie pétrolière et que son développement rapide pourrait être utilisé par des pays peu sûrs pour fabriquer des bombes nucléaires, car ils pourraient utiliser le plutonium. Mais en fait, le rapport était dirigé contre toute l'industrie nucléaire et donnait la solution alternative des énergies renouvelables.

Le rapport de la Fondation Ford est le premier où le potentiel des énergies renouvelables (solaire et éolien) est déclaré suffisant pour le monde (tout en ignorant le problème de l'intermittence). Peu de gens prêtaient attention à ces énergies inefficaces, mais les administrations de l'environnement qui sont créées à cette époque vont sortir de leur but premier (lutte contre la pollution) et s'occuper des énergies alternatives.

Les associations écologistes anti-nucléaires

Certains mouvements écologistes, les « Amis de la terre », ainsi que le cercle de réflexion de l'Institut ASPEN, sont donc impulsés en 1976 et financés par le lobby pétrolier, essentiellement étasunien, pour contrer la construction des centrales nucléaires qui se profilaient dans le monde à cette époque. Par l'intermédiaire de la fondation Atlantic Richfield, le lobby pétrolier canalise des millions de dollars vers des organisations sélectionnées pour discréditer l'énergie nucléaire. Les associations dites écologistes organisent des manifestations en France, déposant des bombes (1977) et allant jusqu'à lancer des roquettes contre la centrale française Superphénix (1982). Les manifestations écologistes en Allemagne ont du succès puisque la sortie du nucléaire à été votée par leurs députés .
Les organisations dites écologistes organisent des manifestations en France, déposant des bombes (1977) et allant jusqu'à lancer des roquettes contre la centrale française Superphénix  (1982). Les manifestations écologistes en Allemagne (1981) ont du succès, puisque la sortie du nucléaire à été votée par leurs députés.

Les accidents de Windscale (Angleterre – 1957), de Three Mile Island (Etats-Unis - 1979), de Tchernobyl (ex URSS – 1986 – photo du sarcophage) et dernièrement de Fukushima (Japon – 2011) constitués par des réacteurs de première génération, apportent des arguments à la thèse anti-nucléaire.
On a pu constater que les médias, quelques années plus tard, ont systématiquement accentué tous les incidents nucléaires et ont gonflé la catastrophe de Tchernobyl pour susciter une peur irrationnelle du nucléaire et favoriser ainsi un réflexe pavlovien de rejet.
L'estimation basse mais sérieuse (source 2005 – Agence Internationale de l'Energie Atomique et l'ONU) de Tchernobyl est de 56 morts directs, en plus des milliers de morts statistiques qui viendraient de cancers différés.

Greenpeace, lors de sa création en 1977 en France, était pacifiste et contre les armes nucléaires mais pas contre le nucléaire civil avant ces événements. En 1989 un nouvel idéal, presque aussi fort que celui d'une religion ou d'un mouvement social, devient la lutte pour préserver l'environnement. Paul Watson, le cofondateur de Greenpeace ne s'embarrassait pas vraiment de déontologie : " Ce qui est la vérité n'a pas d'importance. Seul compte ce que les gens pensent être la vérité". (Magazine Forbes, Nov 1991). Depuis, Greenpeace soutien avec le SER l'éolien et le solaire ; cette orientation demeure prioritaire par rapport au débat du réchauffement climatique, car son principe fondamental réside dans la haine du nucléaire.
Le programme de Greenpeace et du mouvement des Verts  est simple : suppression des centrales nucléaires, au fioul et au charbon remplacées par l’éolien et le solaire ; l’intermittence, qui concerne 75% de cette production, étant assuré par des centrales au gaz à cogénération, (le gaz fait quand même partie des ressources épuisables à l’horizon 2060)
Inconvénients majeurs de ce programme : aucun mot sur le réchauffement climatique et le CO2 et surtout, nous demeurons complètement tributaires du gaz russe et perdons ainsi notre indépendance énergétique.
Les lois « Grenelle I et II » de l’environnement, promulguées par le gouvernement, ont intégré dans les processus décisionnels des associations et fondations dites environnementales, mais essentiellement anti-nucléaires, entérinées par l’article L 141-3 du code de l’environnement.

Pour la France, selon le rapport de la commission d’information 3142 de février 2011, M. Jean Marie Sermier  précise : "Nous avons rencontré une fondation de protection de l’environnement – celle de Nicolas Hulot, la FNH – dont EDF, l’Oréal, Véolia  et TF1 sont des administrateurs et des financeurs importants. Peut-on, dans ces conditions, tenir un discours neutre sur les choix énergétiques ?" Il ajoute : "Nous avons appris que Yann Arthus-Bertrand, président de la fondation Goodplanet, soutient l’organisation de la coupe du monde de football de 2022 au Qatar, futur gâchis énergétique scandaleux.  C’est vrai que le Qatar a par ailleurs financé la traduction en arabe de son film Home. Est-ce une bonne politique ?".
Philippe Plisson insiste : "J’ai été étonné des sommes accordées à certaines associations environnementales et je me suis demandé si l’indépendance était assurée par rapport aux pouvoirs publics. Peut-on être sûr que les crédits de l’État ne subissent pas une modulation en fonction du degré de complaisance, et que la parole associative est libre de se faire contestataire ?" Propos valables pour la LPO, France Nature Environnement et WWF (association initialement de protection de la nature et des animaux, complètement retournée par son attitude anti-nucléaire et devenue fondation en 2004).
Plusieurs parlementaires pensent qu’il est grand temps de faire le ménage, surtout envers les fondations qui se différencient des associations par l’absence d’adhérents et donc de contrôle démocratique.

La propagande du lobby éolien

« La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures. »
(Noam Chomsky)

La démocratie directe a changé, les lobbies agissent sur les médias pour changer l’opinion des électeurs, ce qui modifie l’opinion des politiciens et de la population. Toutes les entreprises doivent maintenant agir sur l’opinion publique puisque celle-ci influence les politiciens au lieu d’être influencée par eux. Les médias sont devenus des intermédiaires majeurs de la propagande.

Alors que la contestation naît partout où des éoliennes sont projetées, cette réalité locale n’est pas relayée dans la presse locale, tandis que les proclamations et les propos des pro-éoliens sont largement  diffusées. Le lobby éolien s’est fait remarquer par sa redoutable efficacité pour égarer les décideurs qui n’osent plus aller à l’encontre d’une pensée dominante ainsi créée artificiellement.

Au lieu de nommer des fonctionnaires, les gouvernements utilisent l'argent des contribuables pour financer des militants des ONG qui n'ont aucune formation comparable à celle des fonctionnaires. Les parlementaires s’ingénient à créer et surtout aider des ONG, organisations non gouvernementales permanentes pour servir leur cause au lieu de s'assurer les services de leurs  fonctionnaires compétents. Certaines DREAL font même appel à des associations pour établir des rapports d’analyse.

Une brillante invention du lobby étasunien des éoliennes a été d’appeler ceux qui contestent les éoliennes des Nimbies (venant de NIMBY « Not In My Back Yard » - pas au fond de mon jardin) pour souligner le caractère égoïste qu’aurait cette attitude. Le lobby éolien a persuadé ses militants que les arguments de ceux qui s’opposent aux éoliennes sont des mythes.

« Pour le mouvement écologiste français, la principale motivation dans la défense du développement de l'éolien industriel semble être de ''sortir du nucléaire''. Or l'éolien industriel est structuré comme le nucléaire, d'une manière centralisée. Comme pour le nucléaire, mais en pire compte tenu de la dispersion des sources de production, il faudrait pouvoir compenser le manque de production éolienne (lors des périodes d'absence de vent) par des centrales thermiques. Et cet objectif de 10% de production électrique d'origine éolienne en 2020 fixé lors du Grenelle de l'environnement, c'est l'histoire du tonneau percé... Globalement, la consommation électrique française est exponentielle : plus 5,8 TWh entre 2007 et 2008. Alors qu'on pourrait se fixer un objectif de 30 à 40 % d'économies d'énergie sans plus attendre. Mais on ne peut se fixer un pourcentage de capacité de production sur une courbe de consommation qu'on ne maîtrise pas ! Au résultat, la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique sera proportionnellement forcément plus faible qu'elle ne l'est aujourd'hui. Et le reste, ce sera quoi ? Du nucléaire. Alors arrêtons l'hypocrisie pour les uns et la politique de l'autruche pour les autres : si on ne change pas les règles du jeu de la centralisation et du gaspillage représentatifs de l'éolien industriel, on aura à la fois le nucléaire et nos plus beaux paysages balafrés. »
(Propos de M. Yves Vérilhac, un écologiste qui réfléchit… eh, oui, ça existe)

L'implication de l'ONU

Tous ces mouvements ont entrainé les réunions environnementales par l'entremise de l'ONU. Dès le départ, la conférence de l'ONU sur l'environnement de juin 1972 à Stockholm était dirigée par des opérationnels de l'Institut ASPEN. Manifestement l'ONU avait pris le parti antinucléaire lors des conférences sur le climat.


Celui qui s'est imposé comme l'éminence grise de l'ONU était un pétrolier canadien, Maurice Strong, qui a été pendant plusieurs années le numéro 2 de l'ONU et également membre de l'Institut ASPEN. Il va s'occuper des questions de l'environnement aidé par le Club de Rome.

M.Strong débute son action environnementale, comme secrétaire général du premier sommet de la Terre en 1972 à Stockholm. Il s'occupe ensuite de la Commission Bruntland en 1987, qui initie le Sommet de Montréal et promeut le concept de développement durable ; il débute ainsi son action de propagande anti-nucléaire. En fait, la mainmise de l'ONU s'opère à la conférence de Rio (1992), dont M. Strong occupe la présidence de fait et à Kyoto (1997), étant ainsi le principal promoteur du Protocole de Kyoto. M.Strong se fait apprécier comme maître à penser de l'intelligentsia internationale. Son pouvoir s'appuie sur un réseau de personnalités et d'organisations qui fournissait des financements (Fondation Rockefeller, Turner…), y compris pour la presse.

Les politiciens ne pouvaient pas ignorer ou ne pas soutenir les questions de l'environnement car ils auraient alors risqué d'être critiqués par les ONG dans les médias. Ceux qui voulaient faire adopter leurs mesures choisissaient des ONG défendant ces décisions et finançaient des médias pour relayer leurs vues.

"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats-Unis. Une guerre permanente, économique, une guerre sans morts. [...] Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. Une guerre inconnue, une guerre permanente, sans morts apparemment, et pourtant une guerre à mort."
François Mitterrand (Courrier International du 13 Avril 2000)

Le protocole de Kyoto conforte le piège éolien

Mais en fait, comme tout cela ne suffisait pas pour forcer les pays à privilégier l'éolien, une action de l'ONU va les favoriser. « Le Protocole de Kyoto, c'est comme les accords de Munich.… Les hommes politiques font semblant d'agir en prononçant de belles phrases » Lovelock J. (2007).

Le Protocole de Kyoto, relayé par l'Union européenne, va obliger les pays à produire leur électricité en y incluant un pourcentage fixé par quota de "renouvelables". Le réchauffement climatique est ainsi utilisé comme prétexte pour obliger à générer de l'électricité avec de l'éolien. Le protocole a été signé en 1997, mais, il est entré en vigueur en 2005 et a été ratifié par 183 pays en 2010, les États-Unis n'en faisant pas partie.

Le Protocole de Kyoto a pour objet de contrôler l'effet de serre. Comme ce sont les combustibles fossiles qui provoquent du CO2 soit disant indésirable, l'idée simple et malheureusement appliquée de façon simpliste est d'en remplacer le plus possible par du renouvelable. Il a été invoqué à tort pour justifier l'éolien industriel. C'est à ce niveau qu'intervient le GIEC (organe onusien, donc américain) avec son principe erroné du gaz à effet de serre perturbé par les activités humaines et responsable du climat.

En janvier 2002, l'Allemagne s'engage à ce que 25% de son électricité soit produite par de l'éolien en 2025. En mai, l'Union européenne ratifie le Protocole de Kyoto. En juillet 2003, l'Europe décide d'un système de commerce des droits d'émissions de CO2, débutant en 2005 (bourse des taxes carbone de Londres).

L'idée directrice du protocole est centrée sur la réduction des émissions de CO2 (mitigation) et non sur une approche plus urgente de l'adaptation des différentes énergies à l'horizon 2050. Grâce aux actions des ONG et à aux manœuvres qui ont assuré leur couverture dans les médias, le protocole de Kyoto a été présenté comme un texte essentiel et acquiert ainsi un statut respectable et dogmatique.

Le protocole n'a pas été imposé aux pays en développement (bien qu'ils soient incités à le signer sans avoir d'obligations), ce qui laisse, avec le refus des américains pour éviter des contraintes drastiques pour leurs propres industries (chez les autres, oui, mais pas chez nous, tiens, nous retrouvons le syndrome NIMBY), un pourcentage grandissant (70 % actuellement) des émissions de GES hors de sa juridiction.

Si les gaziers avaient voulu un protocole satisfaisant leurs buts et pouvant être interprété pour que la fourniture d'électricité par du charbon et du nucléaire soit remplacée par du gaz naturel, tout en maintenant la prépondérance du pétrole, ils n'auraient pas pu mieux faire, bien qu'on ne puisse pas prouver qu'ils y ont contribué. En plus les contraintes sur les pourcentages de renouvelable (seul l'éolien a de l'importance dans cette catégorie) obligent les pays à installer des éoliennes.

Le protocole recommande, sans contrainte ni pénalité, qu'une nation développée (membre de l'OCDE), signataire de Kyoto, produise un pourcentage de 20% de sa production en énergie électrique par du renouvelable. Le règlement a ignoré les grandes différences entre les énergies classées dans le « renouvelable ». Une bonne formulation aurait dû traiter les émissions globales des systèmes de production, ce qui a été soigneusement évité.

Le protocole a été conçu par des scientifiques essentiellement membres du GIEC. Malheureusement, ces chercheurs idéalistes ne se sont pas rendu compte d'un problème technique pour les réseaux électriques : assurer la production en fonction des besoins, situation rendue difficile avec les fournitures intermittentes. Comme les entreprises qui ont des relations d'affaires avec le gouvernement et les scientifiques subventionnés ne peuvent pas se permettre de révéler cette dissociation, il n'y a plus que les associations de scientifiques et d'ingénieurs retraités qui puissent encore dire la vérité. Le protocole de Kyoto a ainsi créé un dogme de référence, un signe du politiquement correct.

Malgré la présentation idéaliste, beaucoup de scientifiques ont rapidement vu les incohérences des textes conçus à Rio (peu de temps après Tchernobyl) et à Kyoto, textes qui seront en révision pour 2012.

Aussi, il faut maintenant en souligner les défauts pour repartir sur une base plus solide après 2012. Trois des raisons de l'échec de Kyoto (qui, au lieu de faire diminuer le CO2 émis, l'a augmenté) sont de n'avoir pas pu mentionner (pour des raisons politiques) ni l'influence des lobbies pétroliers et gaziers, ni la solution nucléaire, ni le problème de l'intermittence.

Les émissions du CO2 des combustibles fossiles, ont accéléré globalement à un taux bien plus grand que prévu, passant de 1,1 % par an dans les années 90 à 3% par an pour la période 2000 à 2005.

Les principales incohérences des différentes conférences sur l'environnement sont les suivantes :
• L'objectif est de diminuer le CO2, même chez ceux qui l'on déjà réduit grâce au nucléaire, au lieu de comparer et de réduire les taux de CO2 émis dans chaque pays ;
• Le nucléaire est totalement ignoré. Les pays, comme la France, qui ont de faibles taux d'émission sont défavorisés, alors qu'ils devraient servir d'exemples ;
• L'épuisement des ressources fossiles, essentiellement le pétrole, (détecté par le dépassement du pic de production) n'est pas évoqué bien que ce problème soit devenu un problème aussi préoccupant que le réchauffement climatique ;
• Le protocole donne un avantage au remplacement du charbon par le gaz, alors que les réserves de gaz s'épuisent plus rapidement et que nos réserves en charbon sont importantes, surtout en France ;
• Il n'y a pas de pénalités significatives pour la déforestation, ni d'avantages pour la replantation de forêts capturant le carbone, nettoyant l'air et attirant la pluie.

Un problème d'actualité et même d'urgence dans le monde est de réécrire le Protocole de Kyoto qui se termine en 2012. La conférence de Bali de 2007 a commencé ce travail de transfert, avec beaucoup de difficulté. Le Protocole de Kyoto est devenu une vaste farce en Europe depuis que la plupart des pays membres construisent des éoliennes et donc des centrales au gaz et au charbon et abandonnent ainsi tout espoir d'avoir des émissions de GES aussi basses qu'en France.

Les mauvais arguments du réchauffement climatique et du CO2 par le GIEC

Le GIEC (IPCC) est une sous branche du "United Nations Environment Programme" (UNEP, le Programme pour l'Environnement de l'ONU). Ce vaste organisme international s'est ouvertement orienté vers les thèses les plus intégristes de l'écologie planétaire.

Malheureusement la science et la politique ne font jamais bon ménage et les comités de l'ONU n'échappent pas à la règle. La création du Groupe Intergouvernemental du Changement Climatique (IPCC ou GIEC en français) voulue par les Américains en 1988 (mais qui n'adhèrent plus à leurs conclusions politiques) en est un exemple très éclairant.

L’alerte du réchauffement climatique est habillé avec de la science, mais avec des mauvais arguments, c’est en fait surtout de la propagande. Il n’existe aucune preuve directe qui relie le réchauffement climatique au 20è siècle aux gaz à effets de serre anthropiques (dû à l’homme), notamment le CO2.

Cette hypothèse centrale de toute la théorie du changement climatique dû à l’homme est fausse. Si nous regardions le climat sur une échelle géologique, nous n’aurions jamais suspecté le CO2 comme le moteur principal du climat, mais les climatologues ont intérêt à amplifier les catastrophes et la peur du futur… afin de financer les recherches.

Pour leur part, les politiques et les écologistes choisissent les résultats qui leurs conviennent, mais ils ignorent tout des nombreuses incertitudes, des approximations et des problèmes que posent encore les méthodes qui ont été employées. Les projections par ordinateurs peuvent sans doute convaincre un profane, politique ou écologiste déjà convaincu mais certainement pas un scientifique expérimenté et sans parti pris : du fait de la complexité des équations de modélisation, il n'est absolument pas prouvé par ces prévisions sur ordinateur que l'effet de serre donne la bonne explication.

Il est connu depuis longtemps que les éruptions solaires si elles font assez peu varier la luminance de l'astre, induisent ce que l'on appelle des orages magnétiques. Ces orages magnétiques d'intensité variable dans le temps et l'espace, apparaissent de manière concomitante avec les éruptions du soleil.

C’est donc bien les activités des éruptions du soleil qui impactent notre climat. Lorsque l'activité solaire est très intense comme cela a été le cas à la fin du siècle dernier, les orages magnétiques qui lui sont associés, dévient efficacement les particules qui normalement fabriqueraient des nuages à partir de la vapeur d'H2O présente dans l'atmosphère. Par un processus qui n'est pas encore totalement éclairci et sur lequel les débats vont bon train, l'ensoleillement résultant sur la Terre est plus intense et la Terre s'échauffe. En revanche, lorsque l'activité solaire est plus faible (comme en 2007-2008),  l'héliosphère devient plus transparente et les rayons ionisants parviennent, en plus grand nombre, jusqu'à l'atmosphère de notre planète provoquant ainsi un refroidissement. Pour plus d’informations, consultez le site de www.pensee-unique.fr.

La manipulation financière du piège éolien en Europe

D’où vient ainsi l’argent de l’investissement éolien ? D’une augmentation implicite de la dette du pays sans que ses citoyens s’en rendent compte. La nouvelle loi est soutenue par les antinucléaires (appelés partis Écologistes ou Verts). Le gouvernement danois, suivi par d’autres pays d’Europe, a obligé les réseaux de distribution électrique à acheter très cher (jusqu’à 90 €/MWh) la production éolienne, soit au moins 3 fois le prix du marché pour de la fourniture continue d’électricité nucléaire (Il est difficile de comparer les prix de l’électricité à la demande et ceux des fournitures intermittentes).

En janvier 1991, une loi allemande permet aux parcs éoliens de se connecter en priorité au réseau et de vendre l’électricité intermittente pour un prix fixe. Ce prix minimum oublie l’intermittence alors que, sur un marché libre, l'intermittent est au mieux 50 % moins cher.

Vers la fin de 1999, alors que les oligarques russes ont conquis un monopole sur la fourniture de gaz russe, la Commission européenne est acquise aux méthodes des subventions garanties et promues par les Verts. Le saccage éolien se répand alors sur toute l'Europe qui est, en plus, à la merci du cartel gazier dont le contrôle devient étatique sous Poutine (2003).

En 2000, la France transpose la Directive européenne sur la dérégulation du marché de l’électricité en adoptant l’obligation d’achat de l’électricité éolienne, tout en taxant les consommateurs français d’une CSPE compensatrice figurant dans leurs factures EDF. En juin 2001, l’arrêté Cochet fixe les subventions françaises pour le rachat de l’électricité éolienne (actuellement à  82 €/MWh).

Certains partis politiques traditionnels  pour avoir une majorité, s’allient aux petits partis qui leur demandent en échange de supporter leurs propres projets, par exemple, pour les Verts, de voter des subventions pour les éoliennes. Le parcours du ministre français Cochet est un exemple de ce parcours : passant de militant communiste à écologiste, il devient ministre quand les Verts sont appelés à renforcer la majorité socialiste et fait voter des subventions pour la promotion de l’éolien.

Les politiques se lancent à fond dans le nouveau concept de réchauffement climatique anthropogénique qui leur permet d'instaurer illico de nouveaux impôts. Personne ne peut refuser une nouvelle vignette s'il s'agit de sauver la planète, telle la taxe carbone de Hulot-Rocard en septembre 2009, heureusement rejetée par le Conseil constitutionnel.

Quand le développement durable devient une marchandise

Le parlement européen a voté (y compris le parti vert) le texte du 29 novembre 2009 admettant d’une part le nucléaire dans le processus de développement durable et d’autre part, renforçant la bourse des taxes carbone.

Chaque pays de l’Union européenne dispose d’un quota de dioxyde de carbone. Ce quota de CO2 est ensuite réparti par le gouvernement à chaque secteur économique puis à chaque entreprise. Les entreprises qui n’utilisent pas tout leur quota peuvent vendre leur surplus à celles qui ont dépassé leur plafond. Ce sont les fameux « droits à polluer ». « Les émetteurs sur le marché carbone européen peuvent aussi compenser leurs émissions, c’est à dire financer des projets permettant de réduire les émissions de CO² en dehors de leur secteur et de leur pays », explique Sarah-Jayne Clifton, auteur d’un rapport sur les marchés carbone pour l’organisation écologiste « Les Amis de la terre ». Selon elle, cela revient à acheter et vendre « une marchandise artificielle : le droit d’émettre du CO2 » Plus des deux tiers de ces projets concernent l’Asie, suivie par l’Amérique latine (30 %) et l’Afrique (3 %).

Présentés par les entreprises qui les mettent en oeuvre comme de généreuses actions de « développement durable », ces projets ont souvent des effets pervers. L’Etat d’Oaxaca, au Mexique, par exemple, a ainsi été choisi par des multinationales pour une implantation d’éoliennes à grande échelle. Mais les populations locales en profitent-elles ? « Les peuples indigènes ont été contraints de signer des contrats qu’ils ne comprenaient pas et selon lesquels on leur offrait une compensation de 8 € par an et par hectare en contrepartie des terrains occupés par les éoliennes », relativise Betina Cruz Velasquez, membre d’une assemblée d’opposition locale. Pour elle, une chose est sûre : « Ces projets ne sont pas du développement durable car ils se font contre les populations locales et au profit des multinationales ».

Le défaut principal de l'intermittence de l'éolien (et du solaire)

Le bon sens nous dit qu' une éolienne produisant de l'électricité gratuite semble bénéfique mais ce même bon sens montre aussi que, quand le vent cesse de souffler, il faut qu'un autre système continue à produire de l'électricité;  le seul moyen efficace est d'avoir des centrales thermiques prêtes à entrer en action. Il faut donc investir pour construire des centrales à gaz ou à charbon et dépenser pour les maintenir prêtes à produire même quand elles ne servent  pas.

Les éoliennes utilisent comme backup des centrales à gaz ou à charbon qui peuvent démarrer et s'arrêter rapidement. C'est ce qui convient au lobby gazier mais c'est un message qu'il ne tient pas à faire passer car cela mettrait en évidence que les systèmes éoliens doivent produire pour leur backup de 70 à 85 % de gaz à effet de serre, alors que les centrales nucléaires n'en produisent pas.

Des stratèges prévoient une catastrophe énergétique dans un monde sans nucléaire et sans combustibles fossiles. Les investissements sur l'éolien sont tellement colossaux par le cout du rachat obligatoire et excessif sur 15 ans que cela freinent la construction de centrales nucléaires par le simple fait de la nécessité d'utiliser ou de construire des centrales thermiques utilisés en backup pour l'industrie éolienne.

Les politiques et surtout les entrepreneurs, dévalorisés par les crises attribuées à la technologie et attaqués par des ONG, n’ont pas pu orienter l’industrie vers des solutions validées par des scientifiques. Des opportunistes ont donc imaginé que la seule façon de résoudre la crise était d’utiliser du renouvelable, une méthode promue comme un nouveau dogme sans se préoccuper des contraintes techniques qui annihilent son développement, par exemple l'intermittence.

Le calcul donné par les industriels de l'éolien du nombre de ménages desservis par des éoliennes est totalement erroné : on nous annonce l'alimentation électrique de 2000 ménages par éolienne de 2 MW, mais du fait de l'intermittence, ces ménages ne seront alimentés réellement que 5 heures par jour (20% du temps). En outre, comme ces ménages ne consomment qu'un cinquième de l'électricité produite, comment alimenter les bureaux, les magasins, les services publics, le chauffage et l'industrie ?

L'éolien participatif et citoyen

Des associations pro-éoliennes, souvent en partenariat avec des politiciens (écologistes et se proclamant anticapitalistes), organisent des réunions dans les endroits où ils comptent installer des parcs éoliens. Tandis que des orateurs vantent les avantages fantasmés des éoliennes dans un contexte énergétique et environnemental qu'ils façonnent à leur gré, d'autres orateurs font miroiter les bénéfices que les investisseurs pourraient en retirer et encouragent à y participer les citoyens (c'est ainsi qu'on appelle des investisseurs capitalistes quand on a besoin d'eux) et les communes (alors que le mélange de la propriété publique et privée est une recette pour des tractations douteuses). On explique comment des capitalistes et une commune peuvent négocier leur participation et faire de gros bénéfices dans un projet éolien qui va détruire le cadre de vie de ses habitants et faire baisser la valeur de leurs biens immobiliers. L'art subtil de présenter un projet éolien, un art enseigné par les lobbies éoliens, fait voisiner ainsi des profiteurs et ceux qui vont être grugés.

Les inconvénients de l'éolien à l'échelle de l'Europe

Le projet est pour le moins ambitieux, puisqu'il s'agit de créer un méga réseau à travers terres et mers, constitué de plusieurs milliers de km de câbles nécessaires pour relier les parcs éoliens off-shore des 7 pays côtiers; le projet coûterait environ 30 milliards d'euros.

Dans ce super réseau électrique, les champs éoliens des différents pays seraient connectés les uns aux autres, cette première immense toile devant elle-même être connectée à d'autres sources, comme les parcs solaires en Allemagne, les barrages hydro-électriques de Norvège etc., de telle sorte qu'une absence de vent ici pourrait être compensée par un vent fort ou encore par un bon ensoleillement ailleurs. Et les pertes en ligne ?

La meilleure utilisation rationnelle dans le transport de l'électricité par les réseaux basse tension est une consommation près des points de production (à l'échelle d'un département français pour faire simple). Les pertes dans le transport d'électricité par le réseau sont actuellement de 7 %, celles-ci représentent de fait la moitié de la consommation des ménages. On estime que le futur super réseau européen, rendu nécessaire pour absorber l'électricité fluctuante des éoliennes, va augmenter les distances de transport de l'électricité et doubler les pertes dans le réseau. On en déduit que la production d'éoliennes, au lieu de servir aux ménages, servira approximativement à compenser le total des pertes du réseau, cela sans compter qu'un grand nombre d'éoliennes augmentera sensiblement le pourcentage de pertes du réseau.

L'urgence d'un moratoire sur l'implantation d'éoliennes industrielles

Tout le monde est a priori favorable à l'énergie éolienne, surtout après l’accident de Fukushima, mais pas n'importe comment et n'importe où !
Depuis 5 ans, 2500 éoliennes industrielles ont été érigées sans planification, sans respect des populations et des patrimoines architecturaux et paysagers.
On nous en annonce 12 à 15.000 dans les 10 ans à venir sans avoir pu démontrer une quelconque efficacité énergétique.

A y regarder de plus près, cette mauvaise utilisation des énergies renouvelables ne nous permettra même pas de diminuer le recours à l'industrie nucléaire ou au thermique.

Etes-vous certain de vouloir à la fois plus de centrales thermiques et des milliers de machines tournantes dans les plus belles campagnes ? Alors que les économies d'énergies et l'utilisation plus rationnelle des énergies renouvelables et du nucléaire offriraient une véritable solution alternative.

Il est urgent qu’une pause s’impose.

Conclusion

Ce piège à l’éolien a-t-il été imaginé par des comploteurs machiavéliques ou est-il né des circonstances ? Il s'agit plutôt d'une convergence objective d'intérêts. Cette convergence pernicieuse nous prive de notre droit le plus élémentaire au scepticisme et à la contestation. Le plus souvent, fautes d’informations avérées, contrôlées et indépendantes, nous restons anesthésier par tout ce que nous racontent les “faiseurs d’opinion” des médias...  Comme à d’autres moments de l’histoire, toutes les explications sont possibles et toutes ont probablement concouru aux décisions dangereuses. Il n’est guère utile de chercher dans le passé des responsables mais ce refus de repentance ne devrait pas permettre de s’enfoncer encore plus dans ses erreurs.

Quoi qu’il en soit, la politique énergétique actuelle met l’Europe dans une situation chaque jour plus périlleuse pour sa sécurité d’approvisionnement énergétique et donc pour sa sécurité tout court, de même que pour sa compétitivité économique.

Félicitons pour ce grand cirque de l'antinucléaire primaire les verts des associations et partis dits écologistes toujours prêts à chevaucher Rossinante contre les moulins nucléaires au moindre incident.
Les écologistes associés à « sortir du nucléaire » ont exacerbé l'opinion publique deux jours seulement après l'accident japonais, sans aucun respect ni compassion pour les victimes du tsunami. Peut-on être d'accord avec eux pour « sortir du nucléaire » et revenir à la bougie et aux appareils à pédales… ou mettre 3 éoliennes au km² sur tout le territoire ? non, merci.
La France dépense environ 2,5 milliards d’euros pour les éoliennes chaque année, il serait temps de mettre cet argent dans la recherche/développement énergétique

La science dans ses progrès implique ses contraintes. N'oublions pas la catastrophe de Fréjus en 1959, où la rupture du barrage de Malpasset a fait 450 morts, sans parler des 2000 morts du barrage italien en 1963 ; a-t-on arrêté pour autant l'énergie hydraulique… heureusement que les mouvements verts n'existaient pas encore. Condamne-t-on le vol aérien après chaque accident d'avions ? Non, mais chaque accident sert de leçon pour renforcer la sureté du futur.
« Il n'y a pas d'alternative plausible à l'énergie nucléaire si nous voulons sauver la civilisation » (James Lovelock 1972).
James Lovelock est un des premiers scientifiques à s'être préoccupé de la santé de la terre (en 1972). Il est un partisan du nucléaire depuis le début. Il est un adversaire des éoliennes comme tous ceux dont les lieux de repos et de tourisme sont menacés et qui se questionnent sur l'absence de justifications environnementales et économiques des éoliennes.

On espère que, suivant l'exemple de Lovelock, de véritables environnementalistes vont fonder un parti vert loin de la fausse écologie et sans adopter la position antinucléaire mais ils doivent d’abord reconquérir la population qui a été victime d’une  gigantesque intoxication sur la dangerosité du nucléaire.

Le nucléaire n’est pas toute la solution contre le réchauffement climatique mais sans lui la solution n’apparaît pas. C’est la contribution conjuguée et raisonnée des économies d’énergie, des énergies renouvelables et du nucléaire qui peut permettre de maîtriser l’énergie électrique de nos enfants.
L’augmentation des rejets de CO2 atteint aujourd’hui des proportions alarmantes, sans être le seul critère du réchauffement climatique. Seule la mobilisation de tous les moyens disponibles permettra de contrecarrer cette tendance. Ignorer le nucléaire ou s’en priver délibérément serait une démarche irresponsable de non-assistance à planète en danger.

Le programme du parti socialiste pour 2012 prévoit la sortie du tout nucléaire en 30 ans ; ce parti se distingue véritablement par sa déconnexion avec la réalité et se fait phagocyter par les verts. Chacun devra en tirer les conséquences qui s’avèrent dramatique pour notre avenir lors des prochains votes.

Sources :
Livre de William Engdahl   « pétrole, une guerre d’un siècle » (Flammarion)
livre de Kervasdoué J.  « Les Prêcheurs de l’Apocalypse : pour en finir avec les délires écologiques et sanitaires » (Plon).
Livre de Gerondeau C. « Écologie, la Grande Arnaque » (Albin Michel)
http://www.leseoliennes.be/histoireole/resumehisto.htm
http://elkhadra.aceboard.fr/271939-7119-1991-1-Panique-marches-financiers.htm
http://www.manicore.com/
http://www.er.uqam.ca/nobel/r22714/jur6601/ENGDAHL.rtf
http://www.pensee-unique.fr/pourquoi.html
http://co2thetruth.e-monsite.com/rubrique,introduction,402415.html


Filière éolienne :

La situation française de l'énergie éolienne

La filière éolienne connaît depuis dix ans environ une croissance annuelle particulièrement élevée, notamment en Europe. Cela s’explique par la volonté de la communauté internationale de valoriser les énergies renouvelables (EnR), dites propres car ne produisant que peu ou pas de déchets et n’émettant que peu ou pas de gaz à effet de serre. La notion de Développement Durable apparaît en effet dès 1987 dans le rapport Brundtland et cette approche est confirmée par le Sommet de la Terre de Rio (1992) et le protocole de Kyoto (1997) notamment. Cette volonté s’est traduite à l’échelle communautaire par la directive européenne du 27 septembre 2001 qui prévoit que, dans la consommation totale, la part d’électricité produite à partir de sources d’EnR doit augmenter. La France doit ainsi passer de 15 % (année de référence 1997) à 21% (à l’horizon 2010).


Production d’électricité en 2010.


Alors l’éolien ? Le solaire ? 3 ans après le barnum du « Grenelle de l’environnement », la vérité toute nue est là : l’éolien ne produit que 1.74% du total… Quant au solaire : 0.1% !!!! On se serait foutu du monde qu’on ne s’y serait pas pris autrement ! (tableau et réaction sensée parus dans la revue « Marianne »)

« En France, la loi du 10 février 2000 met en place deux mesures favorables aux EnR et à l’éolien, en particulier :
- L’obligation d’achat par EDF de la production d’électricité issue des EnR, pendant 15 ans.
- Un tarif prédéfini d’achat, globalement avantageux pour l’éolien.
De plus, la circulaire interministérielle aux préfets du 10 septembre 2003, relative à la promotion de l’énergie éolienne terrestre, invite les préfets à « faciliter la concrétisation rapide de projets éoliens en veillant, à travers l’évaluation préalable, la concertation et la large participation du public, à garantir l’ensemble des intérêts concernés » et détaille également les instructions juridiques et techniques en la matière. » (tiré de l’Atlas éolien en Bourgogne – janvier 2005) – prescription jamais appliquée.

Le Grenelle de l’Environnement, lancé dès le 6 juillet 2007, fixe des objectifs en matière d’énergie éolienne. Le comité opérationnel propose un total de 25 GW, dont 19 pour l’éolien terrestre, soit un total de 9 à 10 000 éoliennes à l’horizon 2020. Si l’on continuait à essaimer sur le territoire des installations comprenant chacune 4 à 7 éoliennes, l’impact sur les espaces aboutira à un « lynchage territorial ».

Et toujours l'intermittence (suite)

Le principal inconvénient, déjà développé dans le chapitre précédent, est le manque de flexibilité de cette énergie renouvelable (comme c'est le cas pour la plupart des énergies renouvelables). On n’a pas besoin d'énergie seulement quand il y a du vent ! Le fait de vendre l'énergie par un grand fournisseur (EDF ou autre) permet financièrement (mais pas écologiquement) de compenser cet inconvénient majeur. Il est admis, d'une manière générale, qu'une éolienne tourne à sa puissance nominale 1/5 du temps sur une année. Ainsi, il convient de diviser par 5 la puissance installée pour obtenir la puissance réelle moyenne, donc l'énergie fournie par l'installation

La CRE (Commission de Régulation de l’Energie) a néanmoins estimé que la rentabilité des projets était atteinte pour un fonctionnement de 2000 h/an en équivalent pleine puissance (la moyenne des installations actuellement en production est comprise entre 2100 et 2200 h/an).
De ce fait, sous réserve d’un développement géographiquement équilibré, on estime que
20 000 MW d’éoliennes sont équivalents à 4 000 MW de moyens de production thermique.

Dans une note du 27 octobre 2009, la CRE a précisé :
« …compte tenu des difficultés à moduler la production des centrales nucléaires, plus la pénétration de l’éolien s’accroit, plus la production éolienne se substitue à du nucléaire et plus il devient nécessaire, en contrepartie, de développer le parc des centrales thermiques à flamme, mieux adapté aux variations de charge. Il en résulte que les coûts induits par l’éolien augmenteront au-delà du rapport de proportion entre le parc de 17 GW, sur lequel se base la présente évaluation, et celui de 25 GW, qui correspond à l’objectif visé, tandis que le bilan environnemental devrait se dégrader. »

Les bénéfices et les nuisances de l'éolien

La France se couvre d'éoliennes. Des associations, des scientifiques, des écologistes s'interrogent.
«Le Figaro Magazine» apporte de nouvelles pièces au dossier :


(Image: Christophe Lepetit/ Le Figaro Magazine)

Pourquoi se construit-il tant d’éoliennes ?

On comptait, selon le Syndicat des énergies renouvelables (SER), 1 500 éoliennes pour une puissance de 2 700 mégawatts (MW) fin 2007, réparties dans 341 parcs éoliens en métropole ; 130 nouveaux parcs, représentant 450 éoliennes, ont été installés courant 2007. Les éoliennes devraient être 3 500 en 2010, pour une puissance de 7 300 MW, et plus de 8 000 en 2020 (dont 850 en mer) pour une puissance de 25 000 MW

Selon ses partisans, le recours à l’éolien permet de diversifier nos ressources énergétiques, objectif louable avec la hausse du prix du pétrole et le fait que les combustibles traditionnels – gaz, pétrole, charbon – sont épuisables et polluants.
L’éolien va dans le sens des accords de Kyoto, ratifiés par la France et l’Union européenne, qui prévoient une réduction de 8 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2008-2012 afin de lutter contre le réchauffement climatique.
Les éoliennes sont enfin le fer de lance des énergies propres pour atteindre une production de 21% d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2010, objectif fixé par la loi d’orientation sur l’énergie du 13 juillet 2005. «Seul l’éolien peut nous permettre de parvenir à cet objectif, affirme Michel Lenthéric, chargé de mission à l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). L’énergie hydraulique a atteint ses limites. Et les coûts de production de l’éolien sont moins élevés que ceux des panneaux photovoltaïques.»

Mais pour les nombreuses associations opposées aux éoliennes, dont la « Fédération Environnement Durable » ou « Vent de Colère » sont les plus en pointe, elles sont une imposture écologique. Ces associations font valoir que la France est le pays d’Europe dont la production d’électricité provoque le moins de rejet de CO2 par habitant. Notre électricité provient pour 76,85 % de l’énergie nucléaire, qui pose certes le problème de la gestion des déchets, de l’approvisionnement à terme en uranium, mais n’émet aucun gaz à effet de serre. Elle provient aussi de l’énergie hydraulique, ressource propre et renouvelable à hauteur de 11,6 %. La part de l’énergie thermique (gaz, charbon, pétrole) monte à 10 % et celle de l’éolien à 0,73 %.
« Nous n’avons pas besoin de l’éolien, soutient Christian Gerondeau parce que les énergies nucléaire et hydraulique répondent à nos besoins. Pour preuve, nous exportons 10 % de notre production d’électricité. Lors des périodes de grand froid, où la demande d’électricité est supérieure, nous faisons appel aux centrales thermiques, qui émettent des gaz à effet de serre. L’utilité d’une éolienne serait de s’y substituer à ces occasions. Or les périodes de grand froid sont des périodes anticycloniques où il arrive que le vent soit absent sur la totalité de notre territoire. »
Météo France confirme et nuance à la fois : lors de ces épisodes anticycloniques, le vent peut souffler dans certaines régions, notamment le Sud. Là où il fait le moins froid !

Participent-elles à la diminution du CO2 ?

Selon les chiffres avancés par France Energie éolienne, 25 % de l’électricité produite par ces ailes aériennes permettrait une réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Le Réseau action climat, qui regroupe plusieurs ONG, a calculé de son côté que 5% des émissions de CO2 seraient évitées grâce à l’éolien. «Pure propagande », rétorquent les associations. « Dix mille éoliennes produisant 25 000 MW ne peut que réduire de 0,5 % les émissions françaises de CO2, soutient Jean-Louis Butré, président de la Fédération Environnement Durable. Pire encore, en développant les éoliennes, on multiplie le recours aux centrales thermiques. »

Selon la Commission de régulation de l’énergie, l’éolien ne contribue que de façon marginale à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, simplement parce qu’il s’agit d’une production intermittente, qui ne peut être stockée et qui doit être relayée par d’autres sources d’énergie. « Les éoliennes ne tournent que de 20 à 25% du temps, car elles ne fonctionnent pas lorsque le vent est trop faible ou trop fort ! explique Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil. Nous sommes donc contraints de disposer en renfort de centrales thermiques ou hydrauliques, qui sont les seules à avoir une souplesse de mise en marche permettant de compenser instantanément les variations de la production éolienne. »
L’Allemagne, pays leader de l’énergie éolienne et qui entend renoncer à l’énergie nucléaire, vient de donner son feu vert à la construction de plus d’une vingtaine de centrales thermiques à charbon. Retour fumeux vers le XIXe siècle ! Sans parler du Danemark, champion de l’éolien et l’un des plus fort émetteurs de CO2 par habitant.
En France, plusieurs projets de centrales thermiques sont à l’étude : sur le port du Havre, à Beaucaire, dans le Gard, à Saint-Brieuc en Bretagne, à Bastelicaccia en Corse-du-Sud, à Lucenay-lès-Aix dans la Nièvre... L’envers du décor n’est pas si vert...

Combien coûte l’électricité produite par les éoliennes ?

L'arrêté ministériel du 10 juillet 2006 impose à EDF un tarif de rachat de l’électricité produite par les éoliennes de 8,2 centimes d’euro par kilowattheure (KWh), soit 82,8 euros par mégawattheure (MWh), et ce pendant dix ans. Le tarif varie ensuite de 8,2 à 2,8 centimes d’euro le kilowattheure les cinq années suivantes, en fonction des rendements. Plus ils sont faibles, plus le tarif de rachat est élevé. Autrement dit, moins elles produisent, plus elles rapportent ! Les promoteurs sont assurés d’un retour sur investissement même dans les sites les plus mal choisis. Cela ne peut que les inciter à implanter des parcs dans des sites peu venteux, mais aussi encourager certains d’entre eux à limiter leur production dans les sites venteux. Pendant ce temps, la note s’alourdit pour la collectivité. Car ces prix sont bien au-delà des prix du marché de l’électricité, qui fluctuent quotidiennement entre 4 et 5,5 centimes le kilowattheure (40 et 55 euros le mégawattheure). A titre de comparaison, le prix de revient d’un mégawattheure d’origine thermique varie entre 30 et 45 euros et celui d’un mégawattheure d’origine nucléaire descend à 26 euros, selon le Journal officiel du 27 juillet 2006 (lire infographie page 51).

Si ce tarif, supérieur au prix du marché, est une véritable aubaine pour les promoteurs, il pèse sur la facture d’électricité du consommateur. C’est lui qui paie les surcoûts liés aux obligations d’achat d’électricité des énergies renouvelables sous la forme d’une « contribution aux charges de service public d’électricité (CSPE) », mentionnée sur la note d’électricité. Plus EDF achètera d’électricité provenant de l’éolien, plus cette contribution augmentera

A qui profite l’argent des éoliennes ?

D’abord, selon les différents vocables, à leurs promoteurs, développeurs, opérateurs. Avec un tarif de rachat d’électricité de 82 euros le mégawattheure, chaque éolienne de 2 MW garantit à son promoteur 360 000 euros de revenu annuel pour un temps de fonctionnement moyen annuel de 2 200 heures. Une opération rentable. Le coût de l’éolienne installée se situe, selon France Energie éolienne, entre 1 million et 1,3 million d’euros. Soit un amortissement entre trois et cinq ans maximum. Pas étonnant qu’elles aient le vent en poupe.
On comprend mieux dès lors le mistral de spéculations que fait souffler cette source d’énergie. Le vent vaut de l’or. C’est ainsi que le groupe Suez a acheté 50,1 % des parts de la Compagnie du vent, spécialisée dans la promotion d’éoliennes, pour un montant de 321 millions d’euros. Or, le chiffre d’affaires de la Compagnie du vent se limite à 11 millions d’euros. Mais elle serait « riche » de signatures d’élus pour des permis de construire permettant la production de 2 000 MW. « Ce qui valorise chaque mégawattheure à plus de 300 000 euros, poursuit Christian Gerondeau. Avec 6 à 10 éoliennes et une puissance de 12 à 30 MW, la valeur de chaque signature obtenue varie de plus de 3 millions d’euros à près de 10 millions. Le tout sans le moindre risque. » La manne profite aussi aux fabricants (essentiellement allemands, danois, espagnols). Les grands groupes ne s’y trompent pas et investissent en masse. Quelques exemples : Areva a acheté 51 % de la société Multibrid, un concepteur et fabricant d’éoliennes basé en Allemagne et spécialisé dans les turbines offshore de grande puissance, valorisant l’entreprise à 150 millions d’euros. De son côté, Alstom a pris le contrôle d’Ecotècnia, une entreprise espagnole qui fabrique et commercialise des éoliennes, pour un montant de 350 millions d’euros.

L’argent s’envole, avec quelques retombées – bien plus modestes – pour les propriétaires des terrains et pour les communes. Les premiers se voient attribuer un loyer de 1 000 à 2 500 euros par an et par éolienne. Les secondes perçoivent annuellement, par le biais de la taxe professionnelle, 500 à 700 euros par an et par mégawatt, après une période de déduction fiscale au bénéfice du développeur. On compte aussi quelques retombées pour l’emploi :
5 000 ont été créés, selon le Syndicat des énergies renouvelables, via les bureaux d’études, le travail d’installation et de maintenance des parcs.

Mais rien pour les riverains, qui se plaignent d’une dépréciation de leur bien immobilier. Aucune étude n’ayant été effectuée, Notaires de France ne peut confirmer cette donnée. Un signe éloquent toutefois : le groupe d’assurances MMA propose un contrat « garantie revente » qui couvre la perte de valeur de revente des propriétés, notamment en cas d’implantation d’éoliennes à proximité...

Comment se monte un projet ?

Une petite brise suffit. Le grand reproche des associations, c’est le manque de transparence dans la création des sites éoliens. « Dans la majorité des cas, les projets sont montés à l’insu des habitants, affirme Jean-Louis Butré. Des promoteurs démarchent des agriculteurs et leur font signer des promesses de bail en faisant miroiter un revenu supplémentaire. Puis ils persuadent les élus avec deux arguments : la taxe professionnelle et l’action citoyenne pour lutter contre le réchauffement climatique. Dans les faits, on constate que nombre d’éoliennes sont situées sur un terrain appartenant aux élus des communes. »

Un diagnostic à peine nuancé par Jean-Yves Grandidier. « Nous essayons d’obtenir une délibération du conseil municipal pour une étude d’implantation, tout en s’assurant la disposition du foncier par la signature de promesses de bail. Les études coûtent cher. » Celles-ci sont à la charge du promoteur qui choisit le bureau d’études. Elles intègrent une enquête sur l’impact des éoliennes sur les oiseaux et une étude sur le bruit. De fortes nuisances ne rendent pas pour autant le projet caduc. Le promoteur peut modifier l’implantation des éoliennes ou proposer, dans son dossier, des mesures compensatoires : contrat d’agriculture durable, aides pour l’achat de friches, proposition d’équipements tels que des visualisateurs de ligne à haute tension pour les oiseaux... Du vent et des verroteries, selon les associations.
L’étude d’impact est jointe à la demande de permis de construire déposée dans la commune, qui la transmet dans les quinze jours à la Direction départementale de l’équipement (DDE). Celle-ci examine la légalité du dossier, puis le communique à tous les services de l’Etat concernés (Diren, Drire, Direction de l’aviation civile, Service départemental de l’architecture et des paysages, etc.).
Tous émettent un avis – favorable ou défavorable –, qui reste uniquement consultatif. Une majorité d’avis négatifs n’empêche pas l’obtention du permis ! Le dossier est ensuite transmis à la préfecture, qui lance une enquête publique.
Puis le tribunal administratif nomme un commissaire-enquêteur, souvent un retraité de l’administration... des gendarmes, des douaniers... pas forcément spécialisés... L’enquêteur rencontre les élus des communes et organise des permanences à jours fixes. Théoriquement, toute personne qui le souhaite peut consulter le dossier et déposer son avis sur un registre. Elle doit faire vite, le vent presse, l’enquête ne dure qu’un mois.
Puis le commissaire-enquêteur remet, avec avis, son rapport au préfet qui accorde ou non le permis de construire.
Missionnaire de l’Etat, le préfet se trouve souvent en position délicate. Entre le marteau et l’enclume, sa décision est, selon le cas, contestée au tribunal administratif, soit par les associations, soit par le promoteur. Le recours n’arrête pas le processus, mais, dans la pratique, le projet peut être suspendu jusqu’au jugement. En 2004, 33 % des permis accordés ont fait l’objet d’un recours et 27 % en 2005.

Depuis juillet 2007, les ZDE sont initiées par les communes ou les communautés de communes. Elles définissent un périmètre apte à recevoir des éoliennes répondant à trois critères : un potentiel éolien (donc, théoriquement, du vent), une possibilité de raccordement au réseau et la prise en considération des paysages et des monuments.
Pour Henri de Lepinet, président de l’Union Rempart, qui regroupe des associations de sauvegarde du patrimoine, « le risque aujourd’hui est de voir proliférer une profusion de ZDE sur l’ensemble du territoire de façon à multiplier les possibilités d’installer des éoliennes. » Peut-être n’a-t-il pas tort. Des éoliennes sur un seul village, et la manne que représente la taxe professionnelle bénéficie dans ce cas à toute la communauté de communes.

Les éoliennes détruisent-elles le paysage ?

Un sondage ELP/SER/France Energie éolienne réalisé en septembre 2007 montre que 90 % des Français sont favorables à leur développement. Pour beaucoup, les éoliennes ont bonne image et belle allure. Certains considèrent qu’elles participent à l’organisation du paysage, tout comme, en leurs temps, les aqueducs, les viaducs, les moulins à vent, les voies routières... Mais pour ceux qui sont au pied du pylône, elles sont d’abord des machines posées sur un socle de plus de 1 000 tonnes de béton, pouvant atteindre 150 mètres de haut, qui massacrent leur environnement proche, leur portent ombrage et font du bruit.
A titre de comparaison, les plus grands pylônes électriques culminent à 48 mètres de hauteur. « Si une éolienne n’est pas inesthétique, sa multiplication devient catastrophique pour les paysages », affirme Paule Albrecht, présidente de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France.
Même discours tenu par Didier Wirth, président du Comité des parcs et jardins de France : « L’éolien n’a aucun intérêt, ni économique, ni énergétique, ni écologique. Alors, pourquoi sacrifier le patrimoine paysager de la France ? »
L’Académie des beaux-arts apporte son soutien dans un livre blanc sur les éoliennes. Elle dénonce leurs dimensions excessives et leur manque d’harmonie avec le paysage. « D’autant que les parcs sont dispersés et que les promoteurs n’hésitent pas à les installer dans des zones protégées : parcs nationaux, régionaux, zones Natura 2000... ou à proximité de magnifiques monuments, constate Philippe Toussaint, président de Vieilles maisons françaises.
On oublie que les éoliennes de 150 mètres de haut sont visibles à 10 kilomètres à la ronde. » Les exemples malheureux sont monnaie courante. C’est pourquoi la Réunion des associations nationales de sauvegarde du patrimoine bâti et paysager, surnommé le « G8 du patrimoine et de l’environnement », demande à ce qu’on applique aux éoliennes la réglementation des installations industrielles, que l’on impose une distance de 10 kilomètres par rapport aux sites classés et inscrits, en excluant toute éolienne des lieux protégés.
Actuellement, en l’absence de cadre réglementaire, tous les débordements sont permis. Seule reste la concertation au moment de l’enquête publique et... la bonne volonté du promoteur. « S’il y a un impact, il est réversible, assure Jean-Yves Grandidier. Les contrats sont limités à quinze ans, et la durée de vie d’une éolienne est de vingt ans.
La loi du 3 janvier 2003 impose aux constructeurs de parcs éoliens de déposer une caution bancaire pour garantir le démontage des installations. » Sauf qu’à ce jour, cette règle n’est que du vent. Aucun décret d’application n’est venu l’encadrer.

Sont-elles bruyantes et dangereuses ?

«Vivre près d’une éolienne, c’est subir le bruit d’une centrifugeuse », raconte Auguste Dupont, habitant de Sortosville dont le logement est situé à 320 mètres d’une éolienne. Avec les vibrations des pales, poursuit-il, ma maison construite sur une dalle de ciment se fissure. » Le ronronnement du frottement des pales se mêle aux grincements provenant des engrenages de l’appareil. Le bruit n’est pas permanent, mais son intensité et sa portée varient en fonction de la vitesse et de l’orientation du vent, et de la topographie des lieux.
« Des études sont réalisées par les opérateurs. Et la règlementation impose que le bruit ne dépasse pas 3 décibels la nuit et 5 décibels le jour, explique Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l’Ademe. Des progrès sont réalisés et les dernières générations d’éoliennes sont moins bruyantes. »
Le problème est réel, au point que l’Académie de médecine a pris position. Elle recommande d’installer les éoliennes d’une puissance supérieure à 2,5 MW à plus de 1 500 mètres des habitations, en rappelant qu’à des intensités modérées, le bruit peut perturber le sommeil, entraîner des réactions de stress et se répercuter sur l’état général.
Au-delà du bruit et des paysages, les parcs éoliens perturbent l’activité des radars et en particulier des radars météorologiques qui permettent de détecter les vitesses des vents et de prévoir des événements climatiques tels que les tempêtes, les tornades... Un comble ! Mais, comme dit le proverbe, qui sème le vent...

Sites à consulter :
www.thewindpower.net, www.environnementdurable.net,
www.ventdecolère.org, www.env.fr


Filière nucléaire :

Il y a actuellement 436 réacteurs en fonctionnement dans le monde, lesquels devront être remplacés (ou supprimés) avant 2100.
La France dispose de 59 réacteurs, essentiellement à neutrons lents, sur 21 sites, pourvoyant environ 76% de nos besoins en électricité. Le coût du démantèlement a été provisionné depuis la construction (peut-être insuffisamment).
Les Etats-Unis disposent de 104 réacteurs nucléaires en fonctionnement qui fournissent environ 20% de leur électricité. Ces réacteurs ont produits quelque 60 000 tonnes de combustibles usés en plus de trente ans. Après un passage de quelques années en piscine pour y être refroidis, ces combustibles sont stockés dans des « châteaux à sec », en attendant une meilleure solution. Chaque année, 2 000 à 3 000 tonnes supplémentaires alourdissent ce stock.
Le retraitement est interdit sur le territoire étasunien depuis la fin des années 1970.

Retraitement de l'uranium 235

La très grande majorité du stock de combustibles usés, qui s'accroît d'environ 12 000 tonnes chaque année et atteindra quelque 200 000 tonnes dans le monde en 2010, est entreposée dans des piscines auprès des réacteurs ou sur des sites d'usines de retraitement.
Seuls, la France, le Japon, le Russie et la Grande-Bretagne disposent d'une usine de retraitement en fonctionnement.
Après une période de refroidissement, les crayons d'uranium sont cisaillés et dissous dans l'acide nitrique. Des opérations chimiques séparent les matières valorisables (uranium et plutonium) des produits de fission non recyclable, appelés déchets ultimes.

En 2007, 850 tonnes sont sortis de l'usine française de retraitement de la Hague, constituées de 810 tonnes d'URT – 690 tonnes sont entreposés à Pierrelatte – 120 tonnes expédiés en Russie et 12 tonnes seulement reviennent ré-enrichis – 6 tonnes de plutonium et 34 tonnes de déchets ultimes.

Le Plutonium, associé a de l’uranium appauvri, devient le combustible mox, (40% des réacteurs français sont alimentés en combustible mox), lequel, une fois brûlé, devient 5 fois plus radiotoxique que le combustible irradié classique et dégage une chaleur intense pendant des décennie.
Le retraitement du mox n’est pas envisagé avant 2013.

Stockage annuel en France : 120 tonnes de Mox.

L’uranium de retraitement URT est réutilisable à condition d’être ré-enrichi.
85% vont à Pierrelatte en réserve stratégique et les 15% restants vont en retraitement en Russie, qui reviennent sous forme d’URT ré-enrichis.
Stockage stratégique de Pierrelatte : 21 000 tonnes en 2009, augmentés de 690 tonnes par an.

Les déchets ultimes constituent 4% des produits traités mais concentrent 95% de la radioactivité de tous les déchets ; ils sont destinés à être vitrifiés pour être stabilisés mais seront encore dangereux pendant au moins 200 000 ans.
Le lieu de stockage enterré en France est prévu à Bure en Haute-Marne, à 500 mètres de profondeur.

Peut-on remplacer la filière nucléaire en France par les éoliennes ?

« C’est mieux des éoliennes que des centrales nucléaires » propos des pro-éolien.
Voyons cela.

Besoins 2009 en électricité en France :  490 000 GWh
Le programme des 10 000 éoliennes de 2 MWh  permettront à grand peine de remplacer 3 réacteurs thermonucléaires REP type Chooz de 1450 MW sur les 59 en place.
Il faudrait donc environ 200 000 éoliennes pour compenser le thermonucléaire, soit 2 à 3 éoliennes par km² en métropole. Impensable.Et l’intermittence ?

« Le monde vit dans le mensonge, c’est pour cela que la vérité devient révolutionnaire »

Comment assurer l'énergie électrique dans un proche avenir ?

Il s’agit surtout d’un problème de priorité à organiser :

1 – D’abord et surtout économiser l’énergie, notamment par la réduction drastique de l’énergie électrique thermique (chauffage, eau chaude et cuisine électriques) et par des incitations importantes en économies d’énergie dans le bâtiment (isolation, régulation, éclairage…).
Ce vaste programme concerne les 30 millions d’habitats anciens en France, et pas seulement les logements neufs.

2 – intensifier les ENR (Energies Naturelles Renouvelables) pour assurer un complément énergétique :
       -   solaire photovoltaïque
       -   biomasse et biogaz en cogénération
       -   éolien en gisement important terrestre et maritime (en fermes centralisées, pas de mitage du paysage)    
       -   hydroélectricité (moyennes et petites installations)
       -   à développer :  les hydroliennes.
La concertation avec la population locale est indispensable avant l’étude d’impact, dans tous les cas.

3 – « le nucléaire n’est pas la solution, mais il n’y a pas de solution sans nucléaire » propos tenu par Mme Anne Lauvergeon, présidente de Areva NC. Difficile en effet de se passer en quelques années du nucléaire, d’ailleurs, beaucoup de pays annoncent la relance de construction de centrales (Grande Bretagne, Japon, Italie, Chine…).
La tendance actuelle est d’assurer les besoins mondiaux en électricité sur une base de 25% en production nucléaire, notamment dans les pays émergeants, Chine, Inde et Brésil.
Le nucléaire demeure la part prépondérante dans l’énergie électrique dans cette période intermédiaire jusqu’à l’arrivée des réacteurs à fusion de l’hydrogène ou autre solution.
Industrie maintenant parfaitement maitrisée, mais néanmoins encore perçue comme dangereuse. Le problème des déchets ultimes constitue un obstacle difficile à appréhender, notamment pour les générations futures. Le cas de Fukushima ne constitue pas un accident nucléaire, mais bien un accident dû aux conséquences du tsunami exceptionnel de 2011, entrainant des désordres nucléaires, certes difficiles à maitriser.

Il faut donc impérativement continuer à développer le projet ITER (recherche internationale pour l’étude du procédé par fusion de l’hydrogène), mais le procédé ne sera pas opérationnel industriellement avant 50 ans.
Renforcer la recherche sur les RNR (réacteurs à neutrons rapides, type Superphénix), qui permettent une utilisation du plutonium et accélérer la possibilité de retraitement sur site, afin de réduire au maximum les transports dangereux de plutonium.
Le projet Désertec (implantation dans tout le désert maghrébin de cellules photovoltaïques et d’éoliennes) permettant d’alimenter en électricité, outre le nord-Afrique, 15 % des besoins de l’Europe, peut demeurer une situation intermédiaire.

Il faut défendre également l'intégrité de tout le thermique à flamme existant en France, le développer et le moderniser. Il faut construire des turbines à gaz à cycle combiné, développer la cogénération de biomasse et le charbon à lits fluidisés.

Il faut surtout défendre le nucléaire public ; le simple fait de mettre cette industrie très spécifique aux mains du privé, tel que le préconise l’Europe libérale, n’amènera que des déboires, avec le principe de la rentabilité exigée par les actionnaires (réduction du personnel et de l’entretien afin de maintenir ces marges de 15% par an).
S’il ne doit rester qu’une entité dans le giron du service public, c’est bien celle de l’industrie nucléaire. AREVA doit rester étatisée impérativement.

« Fukushima m’a tuée », cette phrase mythique d’une affaire juridique connue, transformée pour la circonstance, pourrait concerner hélas le nucléaire.
L’accident de Fukushima est un accident de tsunami, ayant entraîné un accident nucléaire.
Il faut donc s’en prendre à l’opérateur japonais privé qui a privilégié la rentabilité à la notion de service public (digue insuffisante de 6 mètres – absence d’assurabilité…). Les conséquences en sont assez dramatiques pour les japonais.

Les ressources en combustible nucléaire

L’information sur les réserves d’uranium sur terre, sur le prix de l’uranium consommé par kWh produit et sur la dangerosité des rejets radioactifs a été soigneusement embrouillée pour faire croire à des problèmes insolubles.

Les ressources connues sont estimées régulièrement par l’OCDE et l’AIEA : ainsi les ressources classiques connues accessibles à un coût inférieur à 130 dollars par kg d’U sont supérieures à 4 millions de tonnes à comparer à une consommation mondiale actuelle de 60 000 tonnes par an.
Ces ressources classiques connues correspondent ainsi à 70 ans de fonctionnement dans les conditions actuelles.

Cette donnée est, à tort, utilisée parfois pour soutenir que la quantité de ressources naturelles limite la durabilité du nucléaire. En effet :
- Compte tenu de l'état du marché, il n'y a pratiquement plus aujourd'hui de prospection, de ce fait, des gisements restent à découvrir.
- L'uranium ne représente que 5% du cout de l'électricité nucléaire, on peut admettre de supporter des couts d'uranium plus élevés que le niveau retenu actuellement. De nombreux gisements, voire des voies moins classiques telles que l'extraction de l'uranium des phosphates, deviennent alors économiquement justifiées.
- Mais c'est surtout le recours aux réacteurs à neutrons rapides qui permettra à long terme (horizon 2050) de s'affranchir de toute contrainte relative à la matière première. En effet ces réacteurs en consommant le plutonium produit par le fonctionnement des réacteurs actuels, c'est-à-dire en fait l'uranium 238 qui constitue 99,3 % de l'uranium minerai, diviseront le besoin en matière première par un ordre de grandeur de 50 à 100. La durée des ressources naturelles est alors multipliée par le même facteur.

En définitive, utilisée dans les réacteurs actuels, la ressource uranium est, à l'instar de la ressource pétrolière telle qu'elle est appréciée aujourd'hui, à l'échelle du siècle. Par contre, grâce aux réacteurs à neutrons rapides, elle pourrait couvrir nos besoins à l'échelle de plusieurs millénaires.

Le prix de production de l’électricité des centrales à gaz (58 €/MWh) revient à peu près 2 fois plus cher que celui du système nucléaire (30 €/MWh). Le système de production éolien-gaz (82 €/MWh) revient presque 3 fois plus cher que le nucléaire.

L’uranium s’extrait, comme n’importe quel autre métal, du sous-sol ou de ses sels d’uranium en solution dans l’eau (L’eau de mer en contient 200 fois plus que ce qui est a été découvert sur terre). Jusqu’ici, l’uranium a été extrait dans des régions contenant beaucoup de minerai à forte concentration en uranium.

Le thorium est un métal aussi efficace que l’uranium pour être régénéré dans des réacteurs nucléaires et l’on pense qu’il y a trois fois plus de thorium que d’uranium sur la Terre. Il y a 200 fois plus d’uranium dans l’eau des mers que dans les réserves sur terre. La France a prouvé que la surgénération est possible mais elle n'est pas encore assez mature pour qu'on en tienne compte dans la politique de l'énergie.

Comment en est-on arrivé au nucléaire actuel à combustible uranium ?

Aussi surprenant que cela puisse paraitre, un autre concept de centrales nucléaires sans les risques connus à ce jour a été et reste toujours possible.

Durant la seconde guerre mondiale, les études scientifiques sur le nucléaire sont engagées aux Etats-Unis, notamment au laboratoire d’Oak Ridge National Laboratory (Tennessee).
Ces études scientifiques sérieuses portaient sur le choix du combustible pour l’énergie nucléaire : uranium 235 ou thorium 232.
Une chose est certaine, la décision finale a été prise trop rapidement et nullement sur des critères de meilleure sureté de fonctionnement et de réduction des déchets, mais simplement sous couverts d’impératifs militaires et de lutte hégémonique (guerre contre l’Allemagne et le Japon - époque de la guerre froide avec l’URSS)
L’impératif et l’urgence de produire la bombe atomique ont favorisé le nucléaire à base d’uranium afin de produire le plutonium, au détriment des autres voies possibles encore à l’étude.
La guerre idéologique contre le bloc communiste a conduit également à accélérer le choix du nucléaire à base d’uranium pour la construction des sous-marins à propulsion nucléaire. La décision est prise par le lobby militaro-industriel étasunien dès 1949, sans véritablement de concertations avec les scientifiques et sur le concept du REP – réacteur à eau sous pression – parce que simple à réaliser et compact.
Le sort des autres possibilités du nucléaire était scellé à cet instant.
Les industries étasuniennes (Westinghouse, General Electric…), se lancent à fond dans la filière du nucléaire civil avec ces REP, déjà bien étudié par la Navy, en utilisant l’uranium comme combustible. L’Atomic Energy Commission adhère sans discuter à ce concept dont la technique est la plus avancé à l’époque.
Le premier REP de 60 MW démarre en 1957 à Shippingport (Pennsylvanie) et la construction de plusieurs centrales s’intensifie aux U.S.A. dans les années 60, sans véritablement intégré les contraintes de sureté.
L’accident de Three Miles Island en mars 1979 déclenche aux U.S.A un mouvement des scientifiques pour repenser une nouvelle voie du nucléaire, plus sûre. Peine perdue car le secteur du REP est verrouillé par les autorités politiques et industrielles en place : prouver l’existence d’autres voies beaucoup plus sécuritaire aurait donné une image négative des installations existantes.

Il existait pourtant une autre voie pour produire de l’électricité nucléaire, à l’étude dès 1942 : remplacer le minerai d’uranium par celui du thorium.
Il s’agit en fait de transformer ce combustible en liquide plutôt qu’en crayons solides, de mélanger le tout dans un fluide de refroidissement à 800°C constitué de sels fondus à pression ambiante et non de l’eau à 320°C sous pression de 155 bars. Nous avons ainsi le concept du réacteur alimenté au thorium et refroidi aux sels fondus et qui annihilent tous les inconvénients de la filière nucléaire actuelle à l’uranium (propagation de gaz radioactifs, explosion d’hydrogène, déchets radioactifs…).
Ce type de réacteur est regénérateur, c’est-à-dire qu’il recycle sans cesse son combustible ; il peut également brûler le plutonium issu des vieux réacteurs.
De plus, le thorium est quatre fois plus abondant que l’uranium sur terre.
Bref, le combustible idéal pour une centrale nucléaire, même s’il subsiste des éléments technologiques à résoudre.

« Le réacteur à sels fondus au thorium coche toutes les cases de garanties de sureté », propos tenu par Victor Ignatiev, physicien à l’institut Kourchatov de Moscou.

Conclusion

Finalement, en France, nous n’avons pas de problème avec les soi-disant émissions de CO2, compte tenu de notre production électrique assurée à 76 % par des centrales nucléaires, nous n’avons pas de problème d’approvisionnement de pétrole pour l’horizon 2050 pour les mêmes raisons; mais alors, où est le problème ? nos écologistes ont crée artificiellement un problème énergétique en le généralisant à l’ensemble de la planète, alors que le général de Gaulle avait pris à l’époque la bonne résolution.