Vent d'Yonne • Association à but non lucratif, loi 1901

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PRESERVATION DES BIENS CULTURELS

• SUPPORTS REGLEMENTAIRES :

- Application de l’article 18 du décret n° 2004-490 du 03/06/2004
- circulaire du 15 septembre 2008 (ministères de la culture et de l’écologie) qui définie un cercle de sensibilité autour des monuments historiques, inscrits ou classés, dont le rayon sera déterminé en fonction de la visibilité du monument protégé et pourra aller jusqu’à 10 kms ou plus, lorsque la protection des cônes de vue remarquables le justifiera.
- Article L 621 30-1 du Code du Patrimoine qui dispose que les périmètres de protection de 500 mètres « peuvent être adaptés et intégrer des cônes de vues au-delà des 500 mètres pour garantir la préservation des vues significatives depuis ou vers l’immeuble protégé ».
- Article L 621 30-1 du Code du Patrimoine qui dispose que les périmètres de protection de 500 mètres « peuvent être adaptés et intégrer des cônes de vues au-delà des 500 mètres pour garantir la préservation des vues significatives depuis ou vers l’immeuble protégé ».

 

Qu'est ce que la co-visibilité ?

Voici la définition donnée dans le cadre de la protection des monuments historiques par la Ministère de la Culture.
Co-visibilité : On parle de co-visibilité ou de « champ de visibilité » lorsqu’un édifice est au moins en partie dans les abords d’un monument historique et visible depuis lui ou en même temps que lui.

C'est un phénomène bien connu des architectes et des paysagistes qui sont amenés à réfléchir sur les problèmes d'intégration d'un édifice dans un paysage. Parmi les exemples les plus fréquents du moment, celui des éoliennes.
De même, on trouve anormal de voir une éolienne depuis la belle église romane du village. Depuis le pied de l'éolienne, on ne voit pas l'église, mais depuis le sommet accessible des tours, on voit très bien les pales de l'éolienne, il y a co-visibilité.

M. Burette, Ingénieur général des Ponts et Chaussées, rappelle dans son rapport de 2004, que l’on peut définir deux paramètres pour estimer la visibilité d’une éolienne :
- la surface de co-visibilité représentant l’ensemble des lieux d’où l’éolienne est visible ;
- l’impact visuel qui est l’intégrale de la surface apparente de l’éolienne sur la surface de co-visibilité.

La mission d’information  commune de 2009 de M. Reynier souligne la nécessité de structures au plan régional réunissant architectes, paysagistes et artistes pour travailler sur chaque projet éolien, avant la délivrance de toute autorisation.
Le Conseil d’Etat en date des 06/03/2009 – 20/05/2009 et 15/07/2010, a refusé les PC des sites concernés sous prétexte de co-visibilité des monuments historiques.

 

• COLLEGIALE SAINT MARTIN CLAMECY 58500 :

Clamecy est au cœur d’un paysage boisées, au doux relief.
En venant par la route, dans les vallées du Beuvron et de l’Yonne, de Nevers, d’Auxerre ou d’Avallon, la vieille ville de Clamecy apparaît, accrochée aux flans de l’éperon rocheux, dominée à son sommet par la collégiale Saint Martin, construite vers 1215.
« L’église Saint-Martin de Clamecy, avec sa superbe tour, qui seroit un ouvrage digne de la grandeur des Roys, pourra estonner la postérité quand on apprendra que c’est un monument de la piété de ses seulz paroissiens… d’ailleurs, l’architecte et les ouvriers étaient enfants de cette ville »
Leger-Faulquier, fin XVIIe siècle.

Vue du site actuel depuis la Collégiale

Bâtiment :
Construite sous sa forme romane en 1075, l’église fut remplacée par la construction ogivale actuelle au XIIe siècle.
En 1497, la tour fut construite en pierres de Basseville par Pierre Cuvé.
C’est vers 1520, après l’achèvement du portail, que la collégiale devint l’ensemble harmonieux que nous connaissons actuellement.
La collégiale Saint-Martin est constituée de huit travées égales et divisée en trois nefs parallèles.
Le jubé actuel datant de 1840 est surmonté d’un christ du XVIIe siècle.
La façade et la tour sont de style ogival flamboyant.
Classée monument historique en 1840.
Hauteur du monument : 57 mètres (inclus l’édicule supérieur de l’escalier d’accès à la terrasse de la tour).

Bien que classés en tant que monuments historiques, nous ne comprenons pas la différence de traitement  d’approche entre le château de Trucy (co-visibilité flagrante, bien qu’étant placé à 5 kms), qui va nécessiter un traitement visuel et la collégiale de Clamecy (même co-visibilité depuis la tour, pourvue d’une terrasse accessible au public, mais à 2,5 kms) qui ne fait l’objet d’aucun traitement.
Pourtant, les touristes venant sur Clamecy sont plus nombreux que sur Trucy l’Orgueilleux.

Pourquoi une telle distorsion de traitement entre 2 sites classés et visibles des éoliennes ?
Aucun mot sur le dossier d’enquête au sujet de Clamecy ; peut-être projette-t-on de raser la Collégiale, ce qui résoudrait le problème de la co-visibilité ?

 

• CHATEAU DE TRUCY-L’ORGUEILLEUX 58460 :

Bâtiment :
Appelé Château des créneaux.
Château édifié au 14e siècle, reconstruit au 17e et transformé en exploitation agricole au 19e. Le corps de logis du 17e, les bâtiments agricoles du 19e et les anciens murs de courtine sont disposés autour d'une cour carrée. L'ensemble est flanqué de tours circulaires. A côté du château s'étend une propriété avec laquelle il formait un ensemble, à savoir une maison de maître édifiée en 1849 et de grands communs disposés en fer à cheval.
Classé monument historique le 05/03/2003.

ABO-WIND propose un traitement visuel du château par la mise en place d’un alignement simple de noyers et de poiriers le long de la D 166.

Les arbres proposés sont caducs et ne réaliseront pas de protection en période hivernale.
Comment ces plantations seront réalisées, hauteur et longueur de l’alignement ?
Mais, compte tenu de la courbe de niveau, aucun aménagement paysager ne pourra jamais supprimer la nuisance visuelle.

La sté ABO-WIND fait apparaître des photos, schémas, explications mathématiques dans le dossier d’enquête pour démontrer que la co-visibilité ne concernerait que quelques fenêtres.
NON, la co-visibilité est réelle et concerne aussi bien le terrain et l’accès au château, et pas seulement les ouvertures.

 

• LES CHEMINS DE SAINT JACQUES DE COMPOSTELLE :

Clamecy constitue une étape importante pour les pèlerins en route vers la Loire en transitant par Varzy vers La Charité-sur-Loire.
Ce parcours appelé Chemin de Saint Jacques de Compostelle a été classé Patrimoine de l’Humanité par l’Unesco.
Pour retrouver les itinéraires suivis par les pèlerins d’autrefois, il faut se référer au premier ouvrage rédigé à leur usage, le fameux « Guide du Pèlerin », daté des années 1140, qui est le cinquième livre du livre de saint jacques (ou Codex Calixtinus).
Quatre grandes routes y sont indiquées qui portent le nom du lieu de rassemblement des pèlerins ; la route de Tours, dite aussi de Paris ou via turonensis, la route d’Arles ou via tolosana, la route du Puy ou via podensis, et la route de Vézelay ou via lemovicensis (limousine). Chacun de ces lieux est lui-même le siège d’un pèlerinage de renom. Les autres étapes données par ce même guide sont également, sauf exceptions rarissimes, des sièges de pèlerinages réputés et fréquentés. Ces différents sanctuaires sont autant de points de repères et de haltes nécessaires qui, tel un chemin de croix, structurent la route des pèlerins de Saint-Jacques vers l’Espagne et confèrent à cette longue marche son caractère d’acte de foi et de méditation.

De Vézelay, trois possibilités s’offraient : traverser la Loire à la Charité, en passant par Clamecy et Varzy, traverser la Loire à Nevers en passant par Lormes et Corbigny (il existe un chemin parallèle par Nolay et Prémery) ou, enfin, quitter la voie limousine et gagner la vallée de la Saône à Chalon en passant par Quarré-les-Tombes, Saulieu, Arnay-le-Duc et suivre ensuite par Tournus, Mâcon ou Cluny en direction de Lyon.

Clamecy est donc une étape importante sur ce chemin.

La Convention du patrimoine mondial
La caractéristique la plus originale de la Convention de 1972 est de réunir dans un même document les notions de protection de la nature et de préservation des biens culturels. La Convention reconnaît l’interaction entre l’être humain et la nature et le besoin fondamental de préserver l’équilibre entre les deux.

Associer la protection du patrimoine culturel et celle du patrimoine naturel
L’idée de concilier la conservation des sites culturels et celle des sites naturels vient des Etats-Unis d’Amérique. Une conférence à la Maison-Blanche à Washington, D.C., en 1965, a demandé la création d’une « Fondation du patrimoine mondial » qui stimulerait la coopération internationale afin de protéger « les lieux, les paysages et les sites historiques les plus extraordinaires pour le présent et l’avenir de toute l’humanité ». En 1968, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a formulé des propositions analogues à ses membres. Ces propositions furent présentées à la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement humain à Stockholm en 1972.



Avantages de la ratification
L’avantage prédominant de l’adhésion à la Convention du patrimoine mondial est l’appartenance à une communauté internationale qui apprécie et sauvegarde les biens d’importance universelle incarnant un monde d’exemples exceptionnels de la diversité de la culture et de la richesse de la nature.

Les Etats parties à la Convention, en unissant leurs efforts pour chérir et protéger le patrimoine naturel et culturel du monde, expriment l’engagement commun de préserver notre héritage pour les générations futures.

« La dégradation ou la disparition d’un bien culturel et naturel constitue un appauvrissement néfaste du patrimoine de tous les peuples du monde, […] Certains biens du patrimoine culturel et naturel présentent un intérêt exceptionnel qui nécessite leur préservation en tant qu’élément du Patrimoine mondial de l’Humanité toute entière »
Préambule (extraits) de la Convention du Patrimoine mondial


• CHATEAU DE DRUYES LES BELLES FONTAINES 89560 :

Distance de co-visibilité : 9 kms
Cette co-visibilité du château n’est pas signalée dans l’étude d’impact.